Les diamants

Des diamants d'exception

Le "Potemkine" diamant de 54 carats taillé en poire à été mis en vente en 1999, sa mise à prix était de 90 MF.


"L'étoile de la terre" pèse 111 carats,
c'est le plus gros diamant brun connu actuellement.
le "Bleu d'Eugénie"
magnifique diamant de 31 carats taillé en coeur

Le Burton - Taylor : 69.42 cts
La gemme brute de 240.80 cts, trouvée en 1966 en Afrique du sud et achetée par Harry Winston qui la fit tailler, donna ce magnifique brillant de la taille d'une amande. Acheté par madame Harriet Ames qui le mit en vente chez Sotheby à New York, il fut adjugé à la maison Cartier pour 1 Million de $ et revendu à Richard Burton pour 1.5 M$.
En 1978, Elisabeth Taylor le met en vente 3 M$, une partie destinée à la construction d'un hopital au Botswana, Henri Lambert joailler à New York rachete la pierre pour la revendre à un émir d'Arabie Saoudite en 1984 ...

Le Tiffany : jaune 128.54 cts
La gemme brute de 287.42 cts, découverte en 1878 dans la mine de Kimberley en Afrique du sud, fut taillée comme le Régent à la "Vincenzo Peruzzi" avec 90 facettes compte tenu de ses dimensions, en 1960 le joailler Jean Schlumberger le montait en broche, elle représente un oiseau posé sur un rocher.
Elle figure parmi la collection Tiffany à New York ...

Du "bleu Tavernier" 67.50 cts ... au diamant "Hope" 44.50 cts
L'histoire de cette gemme tient de la légende, et les versions divergent, vous en trouverez ci-après une synthèse ...
Jean Baptiste Tavernier négociant en pierres précieuses et grand voyageur, (parfois traité d'aventurier), fit l'acquisition en Inde (d'autres racontent qu'il l'aurait volé dans un temple birman), d'un diamant de 112.25 cts d'une extraordinaire couleur bleutée et taillé rudimentairement en forme de coeur. Il le vendit en 1642 à Louis XIV et retaillé par le sieur Pitau (tailleur royal de son état), en une pierre de 67.50 cts de la grosseur d'une amande, Le "bleu Tavernier", plus beau diamant de la couronne ornait alors la toison d'or ! La pierre vendue par Louis XIV se retrouva à Venise où, subtilisée par un tailleur de diamants belge elle fut ensuite, sur son lit de mort, offerte à un abbé qui en fit cadeau à Marie-Thérèse d'Autriche protectrice de son couvent ; elle l'offrit alors à sa fille Marie-Antoinette (avant son mariage avec Louis XVI).
Le diamant bleu disparut en même temps que le "Régent" et le "Sancy" en 1792 (lors de la révolution). Il se serait ensuite retrouvé entre les mains d'un marchand grec et échangé à un riche pacha turc en échange de la favorite de son harem ! Le "bleu Tavernier" fut vraisemblablement clivé en deux parties : le "Brunswick" 13.75 cts du même bleu profond, qui porte le nom de son propriétaire le duc de Brunswick, grand collectionneur de pierres précieuses ; et le "Hope" 44.50 cts.
Le très fameux diamant Hope : bleu profond 44.50 cts
En 1830 apparait mystérieusement à Anvers (selon une autre version, à Londres) un magnifique diamant bleu de 44.50 cts, Henri Philip Hope banquier américain (et collectionneur de diamants de couleur) achète la pierre et lui donne son nom. En 1901 il est mis aux enchères à Londres, adjugé pour 400.000$ à un négociant pour le Sultan (sanguinaire dit-on) Abdul Hamid de Turquie, qui détrôné en 1909 le revend à Drouot (Paris) pour 80.000$ ! à un autre négociant qui le cède au joailler Cartier. (une autre version, le fait acheter par un prince russe qui l'offre à sa maitresse danseuse aux folies bergères !). Le diamant est revendu en 1911 pour 180.000$ à Evelyn MacLean folle de pierres précieuses, femme du propriétaire du Washington post. A sa mort en 1947, sa collection est vendue, et le joallier Harry Winston l'ayant racheté, offre le "Hope" au Smithonian Institute de Washington où il est toujours exposé.

Du "grand Mogol" 280 cts ... au diamant "Orlov" 199.60 cts
A la même époque, l'histoire du diamant "Orlov" ressemble curieusement à celle de son confrère le diamant "Hope", et on y retrouve tout aussi curieusement le sieur Tavernier !

Vers 1750 en Inde dans la province d'Hyderabad on découvre un magnifique diamant de 787.50 cts il appartient au grand Mogol qui le confie à tailleur vénitien, ce dernier en obtient un diamant en forme de demi-oeuf, de 280 facettes et d'un poids final de 280 cts (la légende raconte qu'il reçu autant de coups de fouets que de carats perdus).
En 1665 au cours de l'un de ses voyages en Inde, Jean Baptiste Tavernier dessine le diamant avec moulte détails (la photo ci-contre en est évidemment une reproduction). En 1739 le roi de Perse pille la ville de Delhi et récupère la pierre, il se fait sacrer empereur avec le titre de grand Mogol. quelque années plus tard, il est assassiné par des officiers félons et le diamant disparaît.

Le diamant "Orlov" en forme de demi-oeuf de 199.60 cts correspond étrangement à la description du "grand Mogol" de Tavernier. Les experts pensent qu'il aurait été "re-taillé" pour améliorer son éclat, d'où sa forme un peu plus étroite et allongée. Selon la légende, il aurait été volé au milieu du XVII°, par un soldat déserteur dans un temple de Pondichéry ; il aboutit finalement un siècle plus tard dans les mains d'un négociant londonien et arménien, pour la modique somme de 50.000$, en 1773 ce dernier le met en vente à Amsterdam estimant que Catherine II de Russie serait intéressée, elle le fait venir à St Pétersbourg mais finalement trouve le prix trop élevé. En 1775 le comte Grigori Orlov, amant éconduit de la tsarine, rachète le diamant à Amsterdam pour la somme fabuleuse de 450.000$ pour l'offrir à Catherine et renter en grâce, la tsarine accepte le présent et lui donne en retour un palais de marbre blanc, ainsi qu'une émeraude gravée à son profil, mais lui refuse sa porte. Orlov devenu fou, mourra dans un asile en 1783. Le fameux diamant orne le sceptre de la couronne de Russie.

Le "Koh - i - Noor" ( montagne de lumière ) : 106 cts
Au XV° siècle pillé parmi les trésors du rajah de Gwalior par le premier empereur mogol, il est transmi en 1707 à Mohamed Shah dernier empereur mogol. Nadir Shah roi de Perse, après la prise de Delhi ne trouve pas le fameux diamant que l'empereur cache dans son turban , par ruse il le convie à un festin ; Nadir selon la coutume orientale propose à son invité l'échange de turbans en signe de réconciliation, il découvre alors le diamant et s'écrie émerveillé : "Koh-i-Noor".
Après moulte pérégrinations et assassinats le diamant passant de Perse en Afganistan, se retrouve finalement vers 1810 aux mains du Maharadja Ranjit Singh de l'état du Penjab ; à sa mort en 1839, la guerre civile éclate et permet aux anglais d'annexer toute la province. Le traité de 1849 entre-autres offre à la reine Victoria le "Koh-i-Noor" pesant 186 cts, il est exposé a Hyde Park où la presse soutenue par l'opinion publique, ne manque pas de signaler la médiocre qualité de la taille. La reine charge alors son joailler Garrard de trouver le maître comptétant pour un re-taillage.
Le 17 juillet 1852, Voorsanger le tailleur renommé d'Amsterdam, commence l'opération en présence du prince Albert et du Duc de Wellington, trente huit jours après le koh-i-noor réapparaît sous la forme d'un magnifique brillant ovale de 106 cts, la reine Victoria porta souvent le diamant en broche ; il sera monté en 1902 après sa mort, sur la couronne royale.

Le "Régent" : 140 cts
Joyau de la couronne de france, considéré comme le plus beau et le plus pur des diamants.
En 1698 dans la mine de Golconda (province d'Hydérabad en Inde), un esclave trouve la pierre et tente de la négocier à Madras au capitaine d'un navire anglais, ce dernier le poignarde et s'empare de la gemme brute de 410 cts pour la revendre à un riche marchand indien. En 1701 Thomas est nommé gouverneur de Madras, on lui présente la pierre et à l'issue d'un long marchandage il l'achète 614.400 Livres françaises. La pierre sera taillée à Londres lors de son retour en 1702, l'opération dure deux ans mais le résultat dépasse les espérances, le magnifique brillant de 140.64 cts excite les convoitises et déclenche une campagne de calomnie sur les circonstances de son appropriation.
Thomas Pitt (dépité!) décide de s'en séparer mais le prix phénoménal qu'il propose est dissuasif, jamais une pierre aussi grosse n'avait été mise en vente ; toutes les familles royales refusent. Il est proposé en 1714 à Louis XIV le roi soleil qui décline l'offre, finalement en 1717, Philippe d'Orléans Régent de France l'achète 2 Millions de Livres. Louis XV le porta sur sa poitrine, et Marie Antoinette le piqua dans sa coiffure ; il disparut en 1792 lors de la révolution. Retrouvé dans la plinthe d'un grenier, il sert à cautionner les dettes du directoire auprès des banquiers allemands, Bonaparte l'utilise ensuite toujours en garantie du financement de ses premières campagnes ; devenu Empereur, il fait sertir la pierre sur la garde de son épée d'apparat pour son couronnement. Après Waterloo, l'impératrice Marie Thérèse cache l'épée au château de Blois, puis l'emporte à Vienne lors de l'abdication, son père empereur d'Autriche le restitue ensuite à Louis XVIII, il est ensuite serti sur la couronne de Charles X, puis sur le diadème de l'impératrice Eugénie. Sous la III° république il échappe à la vente des diamants de la couronne (prix trop élevé). Exposé ensuite au Louvre, il en est retiré en 1940 (lors de l'arrivée des allemands à Paris) pour se cacher au château de Chambord, il réintègre ensuite le Louvre où il est toujours exposé.

"le grand Condé" : rose 9.01 cts

Ne fait pas partie des joyaux de la couronne, de la taille d'une pistache, il fut offert par Louis XIII au prince de Condé pour faits militaires.
La famille de Condé en fit don à la France en 1892, il est depuis exposé au château de Chantilly.

Le "Sancy" : 55 cts
Le premier diamant taillé avec facettes symétriques, présenté ici recto-verso et malheureusement en noir et blanc pour la culasse, acheté dans la seconde moitié du XVI° siécle par le marquis de Sancy ambassadeur de France à Constantinople.
Henri III qui adorait les bijoux (cela va de soi), emprunta le diamant pour en orner son chapeau, Henri IV le porta (mais aux banquiers cette fois) pour garantir ses emprunts. Le diamant fit au début du siècle suivant un petit voyage en Angleterre acheté au marquis de Sancy par la reine Elisabeth (la première, pas la seconde évidemment), Lorsque Cromwell proclama la république, la reine Henriette d'angleterre tante de Louis XIV ramena la pierre dans ses bagages, ignorée par la cour, elle vendit le diamant pour survivre, ce fut Mazarin grand collectionneur de pierres précieuses qui l'acheta pour une somme modique. A sa mort il légua ses 18 diamants à Louis XIV, le Sancy réintégrait la couronne de France. Louis XV le fit monter sur sa couronne avec le "Régent", il disparurent avec le "Bleu Tavernier" en 1792.
Ce n'est que trente cinq ans plus tard que l'on retrouva la trace du Sancy.
En 1828 il est vendu au prince Demidov par un négociant parisien pour la somme de 100.000$, racheté par un joailler français le retrouve en 1867 à l'exposition universelle de Paris. Le milliardaire américain William Woldorf Astorg le rachète 500.000$ ! et il faut attendre 1978 pour que les musées de France le rachètent à nouveau aux héritiers pour la fabuleuse somme de 1 Million $. Il est encore aujourdhui exposé au Louvre aux cotés du "Régent".

Le "florentin" : jaune pâle 137.27 cts
L'un des tous premiers diamants taillés, avec ses 126 facettes, irrégulier, très épais il appartenait en 1467 à Charles le Téméraire qui le fit tailler à Bruges. Le duc de Bourgogne qui adorait les pierres précieuses leur croyait un pouvoir mystique et les portait dans toutes les batailles ; celle de Nancy lui fut cependant fatale et l'on dit qu'un soldat récupérant le diamant sur son corps gelé, sans en connaître la valeur, le vendit pour un sou.
En 1657, Jean Baptiste Tavernier (toujours lui) retrouve la pierre dans le trésor de Laurent de Médicis duc de Toscane, et lui donne le nom de "Florentin".
En 1743 il est transmis aux Habsbourgs par héritage, et l'empereur François Joseph le fait sertir sur sa couronne. Il reste en leur possession jusqu'à la première guerre mondiale. On perd ensuite sa trace ...
Il ferait partie du trésor des joyaux impériaux conservé à Vienne, selon une autre version il aurait été vendu à un collectionneur. Cependant en 1923 apparaît sur le marché américain un diamant en forme de coussin de 99.52 cts appelé le "Shah d'Iran", fortement similaire au "Florentin", on parle aussitôt d'un diamant re-taillé, le démenti est immédiat, le "Shah d'Iran" ayant figuré parmi le trèsor de Delhi saisi par Nadir Shah (voir l'histoire du "koh-i-Noor").